Je m'appelle Franck, je suis basé au Mans après un parcours plutôt nomade — Aix-en-Provence, la côte d'Azur, Nantes, le Luxembourg. C'est l'arrivée des enfants qui a fini par me faire poser les valises. Aujourd'hui, je suis développeur fullstack, mais ce n'est pas le métier avec lequel j'ai commencé.
Avant le code, des humains et de la frustration#
Pendant une bonne partie de ma carrière, j'ai été formateur en relation client, puis manager dans des secteurs comme la mutuelle, la banque et l'assurance. Des environnements humains, réglementés, où les outils logiciels qu'on subissait étaient souvent loin de ce que les utilisateurs auraient mérité. J'avais toujours aimé le web, j'avais toujours bricolé sur les bords, mais il me manquait les compétences techniques pour transformer mes idées en quelque chose de concret. Cette frustration est restée longtemps en arrière-plan.
Le déclic du confinement#
Le déclic est venu pendant le confinement. J'ai utilisé mon CPF pour me former sérieusement au développement, sans plan de carrière particulier — juste pour combler ce manque. Quand j'en ai parlé à mon employeur de l'époque, il m'a proposé de changer de poste pour faire du dev en interne, dans le contexte de la formation. J'ai accepté, j'ai fait ça deux ans, et au détour d'une restructuration j'ai sauté l'occasion pour rejoindre une entreprise du secteur médical. Le sens du travail compte pour moi, et passer de "outils internes" à "logiciel utilisé en milieu hospitalier" a été un changement d'échelle motivant.
Une remarque qui m'a fait viser plus haut#
Je dois mentionner quelque chose qui a façonné ma façon de coder, même si ça vient d'une mauvaise expérience. Mon ancien manager dev avait une image assez fermée des reconvertis, et il me l'a fait savoir. C'est désagréable à vivre sur le moment. Mais avec le recul, c'est ce qui m'a poussé à viser plus haut techniquement — à ne pas me contenter de faire tourner du code, mais à comprendre vraiment comment les choses marchent, à m'astreindre à des bonnes pratiques que beaucoup de devs "natifs" ne s'imposent pas. Ce qui devait me limiter est devenu un moteur. Je n'en garde pas de rancune, juste de la lucidité.
Aujourd'hui : LogiBOP#
Aujourd'hui, je travaille sur LogiBOP, une application de préparation des interventions chirurgicales utilisée en environnement hospitalier. Le projet existait quand je suis arrivé, mais surtout côté fonctionnel — l'automatisation, la sécurité, la qualité du code et le design avaient été peu investis. C'est ce que j'ai apporté. On est une équipe de deux, avec un collègue qui a une forte appétence pour le traitement des données et un profil très complémentaire au mien (plus orienté sécurité, tests, devops, bonnes pratiques). On a une grosse autonomie, dans un cadre HDS qui exige de la rigueur. C'est un équilibre que je trouve sain.
Côté perso : Rust, Go, auto-hébergement#
Sur mon temps personnel, je code pour le plaisir et pour apprendre. Un DAW en Rust parce que la programmation audio temps réel est un terrain d'apprentissage exigeant et que la musique est une passion ancienne. GoTK, un proxy CLI en Go pour optimiser les sorties envoyées aux agents LLM, parce que je trouve que la sobriété token est un sujet sous-exploré. Et une infrastructure auto-hébergée assez complète — forge Git, photos, documents, médias, sync de fichiers — parce que j'aime comprendre comment les choses marchent. La magie est quelque chose sur lequel je n'aime pas trop m'appuyer ; les services managés type AWS, Azure, Railway masquent une partie du fonctionnement réel, et je préfère opérer ma propre infra même si ça demande plus de boulot.
Mes convictions#
Mes convictions techniques sont assez assumées : souveraineté des données et du code, security by design même sur des side projects, préférence pour le FOSS quand c'est possible, méfiance vis-à-vis des effets de mode. Mes choix de langages reflètent la même logique — Rust et Go ne sont pas dans ma stack par hasard, c'est une envie d'aller voir plus bas niveau pour mieux comprendre.
Hors code#
En dehors du code, j'aime la musique, la lecture et le cinéma. Mon parcours non-linéaire dans des secteurs très humains me sert tous les jours dans ma façon d'aborder le travail technique — je ne perds jamais de vue qu'à l'autre bout du logiciel, il y a une infirmière en bloc opératoire qui n'a pas de temps à perdre avec une UX médiocre.
Si vous bossez sur du logiciel santé, sur des sujets de souveraineté logicielle, ou simplement si vous avez envie de discuter d'architecture, de Rust ou d'outils pour devs, n'hésitez pas à me contacter.